L’histoire de l’art par une nulle (2)

Pollock et le « jeté d’bâton »

En prévision de la série de cours sur l’Art contemporain proposée par les Amis du musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne qui va s’axer sur l’art américain de l’après-guerre jusqu’à nos jours, j’ai choisi de parler d’un de mes peintres préférés de cette période (oui oui j’aime autre chose que le 17ème siècle français), Jackson Pollock (j’avais même pensé à appeler mon chat comme ça, mais Edouard faisait plus chic).

Pollock est le représentant le plus connu de l’expressionnisme abstrait (j’adoooooore l’abstrait, oui elle était facile) qui apparu donc en période d’après-guerre aux Etats-Unis (suis dans le thème!). L’artiste n’a vécu que 44 ans mais a eu une production de plus de 700 œuvres s’inspirant, entre autre, de l’art amérindien (Navajo notamment) et de Picasso (mmmmpf…). Il y a d’ailleurs un excellent biopic éponyme avec Ed Harris (ultra convaincant) qui relate avec précision (je trouve) la vie de l’artiste, sa façon de travailler et ses émotions mais qui date maintenant.

La principale caractéristique de son œuvre réside dans la technique du dripping ou action painting et beaucoup y verront uniquement la soit-disant simplicité de juste « jeter » de la peinture et sortiront la fameuse phrase « moi aussi je peux le faire ou mon fils de 5 ans fait la même chose ». Mais contrairement à ce qu’on peut penser, tout était étudié et contrôlé. Il jetait donc sa peinture à l’aide d’un bâton sur de grandes toiles, un peu comme un rituel amérindien, gestes presque choréographiés, toiles posées au sol qu’il mettait ensuite à sécher à la verticale, accentuant ainsi parfois l’effet de coulures.  Il utilisait toute la surface du support -l’art n’a pas de limite- ce que les « experts » ont nommé all-over.

jackson_pollock01

Malgré le résultat en apparence « brouillon/fouilli », il en ressort toujours une symétrie et un choix chromatique harmonieux. Et même si elles étaient produites par un esprit hélas torturé et alcoolisé, je leur trouve un caractère apaisant à se perdre dans les méandres des éclats de matière.

Il a de plus une cote sur le marché de l’art se chiffrant en millions et est très recherché par les collectionneurs. Il tient d’ailleurs un des records de tableaux vendus le plus cher (si je ne me trompe pas) chez Christie’s à 58 millions d’euros…

Mais Pollock a également eu une période plus « figurative » et une exposition regroupant près de 100 œuvres représentatives de ce style sera présentée au Kunstmuseum de Bâle du 2 octobre 2016 au 22 janvier 2017, on a certes le temps de planifier un « voyage » juuuusqu’en Suisse allemande…

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