Une saison au Théâtre de Vidy – décorticage 18/19

Pour celles et ceux qui me suivent vous devez savoir que je ne suis pas très culture/art contemporain. Que ce soit en danse, en littérature ou en théâtre, je n’y comprends pas grand chose et vous parle donc rarement du Théâtre de Vidy, préférant rester sur mes acquis comme Molière ou Shakespeare. Un jour, j’ai été invitée à la présentation de la programmation de la saison 18/19 du Théâtre de Vidy. Et ma perception changea.

Avant de vous parler de la saison 2018/2019, deux mots sur le théâtre.

Histoire du Théâtre de Vidy

Construit en 1964 par Max Bill dans le cadre de l’exposition nationale, il a été repris par Charles Apothéloz (d’où le nom de la salle principale) qui en a fait un centre d’art dramatique romand.
Divers directeurs l’ont ensuite propulsé dans toute l’Europe. Mais c’est surtout grâce à Vincent Baudriller, à la tête du théâtre depuis 2013 (après avoir été au Festival d’Avignon), que le théâtre se développe avec des collaborations en Suisse allemande ou le Programme Commun. Le théâtre propose des pièces liées surtout à l’actualité et aux problèmes de société actuelle.

La soirée de présentation de la saison 2018/2019

Nous avons donc commencé par une petite présentation « spéciale bloggers » du théâtre avec ses buts, aspirations, recherches et la visite des coulisses et des divers « départements » déco, costumes, etc.

Pour finalement rejoindre la salle où M. Baudriller, The directeur, nous attendait pour pitcher toute la prochaine saison qu’on pouvait également suivre en live sur Facebook.

La présentation du programme

Une par une il nous décrit les pièces et « ballets », les fils rouges et les thèmes abordés, nous parle des metteurs en scène, bien connus de la scène contemporaine, et des acteurs. Cette saisons sera surtout axée sur les thématiques d’identité, des artistes face au monde et comment agir ou faire réagir le spectateur.

La blonde se concentre. Tant de noms inconnus et de sujets de société engagés, comme le dit M. Baudriller, « le théâtre doit être dans le réel ». Sujets donc que j’évite généralement (peut-être par lâcheté ou flemme et par peur de la confrontation) pour préférer des choses plus légères qui demandent peu de réflexion.

En plus, il est parfois difficile, en tout cas pour moi, de se faire une idée basée sur une affiche et un titre d’une création originale par un auteur et un metteur en scène inconnus au bataillon. Et pour vous dire combien je reste sur mes acquis, une pièce s’appelle La Folie Lear. Le lien avec Shakespeare est automatiquement fait et l’envie d’aller voir la pièce également. Cela fait partie de mon vocabulaire. Ce qu’il me manque ce sont les clés, quelques (beaucoup mais ça c’est valable pour tout) connaissances, et autres indices pour approcher ce type de théâtre.

C’est ce que nous a donné Monsieur Baudriller après 2 heures de présentation des 40 pièces de la saison. Tout comme l’envie d’aller voir certaines pièces. Mais je vous rassure je n’aurai absolument pas la prétention ou les compétences pour me lancer dans leur analyse ou la rédaction d’un article sur le blog.

Mes coups de cœur

Danse

Je pense pas que je ne vais pas beaucoup vous surprendre en commençant par la danse, contemporaine certes, encore un peu méconnue pour ma part vu que je m’arrête généralement à Béjart.

Crowd
par la chorégraphe Gisèle Vienne, du 27 au 29 septembre 2018 ou une sorte de rave party des années 90 en slow motion, explorant au ralenti tous les sentiments ressentis par ces jeunes.

Romances insiertos, un autre Orlando
par François Chaugnaud et Nino Laisné, du 12 au 15 décembre 2018. Une performance entre danse, récital et théâtre qui s’inspire du répertoire traditionnel espagnol et nous le fait ainsi traverser.

Gustavia
par La Ribot et Mathilde Monnier du 2 au 4 octobre, figure de la danse contemporaine dans les années 80. Il s’agit d’un spectacle créé il y a 10 ans, drôle, inspiré du burlesque avec des rôles stéréotypés des femmes dans l’art.

Pièces

Les IdolesChristophe Honoré, du 13 au 22 septembre, qui aborde le thème du sida dans les années ’90 et la disparition de ses idoles. Son nom vous évoque peut-être quelque chose puisqu’il a récemment gagné la Palme d’or à Cannes avec Plaire, aimer et courir vite. Petit repère personnel,c’est avec Marina Foïs, entre autres.

The Fire Flies, Baltimore, du 8 septembre au 6 octobre. Par Frédéric Nauczyciel qui explore la scène du voguing, « une danse des communautés homosexuelles et transfert noires américaines née à Harlem dans les années 60 et 70 et dans laquelle des hommes noirs s’approprient les poses des femmes blanches en couverture des magazines de mode »

La Folie Lear du 31 octobre au 10 novembre, d’après Shakespeare. Que peut faire un artiste face au monde et la violence par le fou du roi Lear. Cette pièce sera créée à Vidy.

Qui a peur d’Hamlet par Magali Tosato et avec des acteurs de la région comme Baptiste Gilliéron, du 9 au 17 novembre. Pièce qui a tourné dans les écoles pour une introduction à Hamlet et qui enquête sur le meurtrier d’Hamlet.

Contre-enquête d’après Meursault contre-enquête, un hommage critique à Camus, du 14 au 24 novembre

Les italiens (ça vous étonne??), par Massimo Furlan, qui met en scène un groupe d’italiens habitués de la Kantina où ils passent leurs après-midis à jouer à la scopa (hihi j’avais appris à y jouer en Italie :-)). Ils partageront sur scène leurs souvenirs d’immigrés.

Fin de saison 17/18

Cette saison 17/18 se terminera avec le spectacle Gala par Jérôme Bel du 13 au 16 juin. Pour la soirée de clôture, le samedi 16 juin, il y aura également, dès 22h 2 DJ, je cite, « Garancina + Valou IRL vous convient au déhanchement global de votre fessier et de votre matière grise. Équipé de leurs platines à Compact Disque et de fichiers mp3, ils vous feront réviser vos classiques disco house et rapn’b des années 2000, et découvrir les sorties de Memphis ainsi que le post-gabber émo. une soirée de fun garantie! ». Une navette nous ramènera même en centre ville de Lausanne dans la nuit!

J’ai la chance de pouvoir vous faire gagner 5×2 places pour cette soirée, rendez-vous sur mon compte Instagram pour plus de détails. Mais vous pouvez également participer en me laissant un petit commentaire sous l’article!

Minute commerciale

Cette saison le Théâtre de Vidy lance l’abonnement à 30.- par mois (pour ceux qui paient plein pot, les moins de 25 ans, ce que je ne suis plus depuis longtemps, paient 12.- par mois et les moins de 30 ans, ce que je ne suis plus non plus, paient 24.- par mois) et l’accès illimité à la programmation ou l’offre découverte. En appelant 4h avant la pièce, le jour-même, les places sont au tarif découverte, environ 1/3 du prix moins cher.

Et bon à savoir, ils organisent régulièrement, avant ou après la pièce, des rencontres avec les metteurs en scène et acteurs.

Petite précision, cet article n’est absolument pas sponsorisé. J’ai tenu à l’écrire pour me faire justement réfléchir, diversifier mon champ de vision et arrêter de me cantonner à ce que je connais. Alors à bientôt à Vidy!

Théâtre de Vidy, av. Jacques-Dalcroze 5, Vidy, Lausanne, www.vidy.ch
billetterie: +41 21 619 45 45, billetterie@vidy.ch

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