La Maison des Feuilles : des livres et des sirops

Transformer une ancienne chapelle en librairie méga stylée à deux pas de la gare de Renens : pari réussi pour La Maison des Feuilles.

Et non, la sélection n’est pas consacrée aux textes sacrés. Encore que, pour certaines personnes, les mangas peuvent tout à fait faire office de religion.

Dans cette chapelle rénovée, on trouve désormais des romans, des classiques, de la littérature jeunesse, des bandes dessinées, des mangas, un rayon in English, please, ainsi qu’une jolie place accordée aux autrices et auteurs de la région.

La librairie indépendante annonce quelque 10’000 ouvrages sélectionnés un à un, mais propose également des rencontres, des clubs de lecture et un café avec même un petit bar à sirops. Autrement dit : tout ce qu’il faut pour que l’endroit devienne rapidement mon nouveau fief.

La chapelle devant laquelle je passais tous les jours

Cette adresse a pour moi une lecture particulière. Lorsque j’allais à l’école à La Planta, je passais devant cette chapelle deux à quatre fois par jour sans imaginer qu’elle deviendrait un jour une librairie.

Juste en face, il y avait aussi Pizza Pop, où nous venions acheter des tranches de pizza, quand l’argent de poche nous le permettait. La grande gastronomie de mes jeunes années d’écolière.

Revenir ici aujourd’hui et découvrir ce bâtiment transformé en lieu (con)sacré aux livres produit donc un drôle de télescopage temporel. Le décor a changé, moi aussi, même si mon goût pour les tranches de pizza et la lecture reste probablement intact.

Je venais « juste faire du contenu »

Évidemment, il m’était absolument impossible d’entrer dans une librairie pour simplement prendre quelques images et repartir les mains vides. J’ai essayé… #failed. Je suis donc ressortie avec deux livres.

Le premier, Les Femmes de la Caroline, est un roman coécrit par Laurence Gauvin et Sandrine Perroud, paru en 2026 aux Éditions d’en bas. Inspiré d’un fait divers survenu à Lausanne en 1911, il retrace le destin d’une jeune fille au pair accusée du meurtre de sa patronne et redonne une voix à des femmes longtemps réduites au silence. Je suis en train de le lire et il fera probablement l’objet d’un prochain Un vin, un bouquin bien d’chez nous.

Le second, Le Café sans nom de Robert Seethaler, nous emmène dans la Vienne de 1966, où Robert Simon réalise son rêve en ouvrant un café près du marché des Carmélites. Un lieu sans prétention qui devient peu à peu le point de rencontre de personnages ordinaires, de leurs histoires, de leurs espoirs et des changements d’une époque.

Deux livres achetés lors d’une visite destinée à « juste faire du contenu » : on a connu des opérations nettement plus rentables. Mais probablement moins réjouissantes.

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