Un vin, un bouquin: À l’Origine et La dame de chez Tristan

Ne vous êtes-vous jamais demandé quel vin déguster en lisant tel bouquin? Eh bien moi oui. Du coup pour répondre à mes propres questions, je me lance désormais dans les accords vin/bouquin en commençant par La dame de Chez Tristan et À l’Origine.

Fervente lectrice et amatrice de bons vins, j’ai tout d’un coup pensé à lier les deux. Sans prétendre faire une critique littérario-vinicole, je ne me suis basée sur aucun critère.

Je penche plus sur une association originale, logique ou même illogique. Le vin peut avoir un rapport avec le titre, l’auteur, le sujet mais restera toujours suisse! J’ai donc commencé par lister tous les livres dans ma bibliothèque, lus ou sur le point d’être lus, pour ensuite lister tous les vins de ma cave, bus ou non bus pour essayer de les faire « matcher ».

Eh bien cela fonctionne plus que l’on croit!! Et pour répondre à votre interrogation que j’imagine très bien: oui j’ai à peu près autant de livres que de bouteilles de vin. Ma collection a augmenté depuis le début de la pandémie autant pour soutenir les vignerons locaux que pour ma survie personnelle.

Le vin et le bouquin du jour

Je commence donc cette nouvelle chronique avec le livre La dame de chez Tristan de Jean-Robert Probst que j’ai « pairé » avec À l ‘origine de chez Graenicher, vigneron à Tartegnin sur la Côte.

Pourquoi ce choix me demanderez vous?

Eh bien principalement pour deux raisons.

  1. La première est que j’avais reçu ce vin dans un coffret accompagné de chocolats à l’orange de chez, je vous le donne en mille, Tristan. L’association me paraissait donc évidente.
  2. De plus, tous deux sont sur la Côte, l’un à Perroy, l’autre à Tartegnin et l’action se déroule à Rolle.

Si sur le papier l’association paraît logique et que tous deux semblent fonctionner ensemble, il n’en est pas de même lors de la dégustation/lecture… L’un complexe, l’autre nettement moins. Mais je ne suis pas là pour juger!

Le bouquin: La dame de chez Tristan

L’intrigue se déroule sur fond de chocolat, car oui on parle bien du chocolatier Tristan de Perroy. Un mari décède, empoisonné dans une chambre d’hôtel à Rolle. On soupçonne d’entrée sa femme, violentée par ce dernier, travaillant chez Tristan.

On dévorera facilement les quelques 140 pages en 2 heures. L’écriture est simple, l’intrigue peu complexe (c’est ça de regarder trop de séries policières Netflix, j’avais mes soupçons relativement vite) mais avec des métaphores parfois poétiques autour du chocolat. C’est donc très agréable à lire, pas besoin de trop se concentrer, on se laisse juste porter par le récit à mener sa propre petite enquête.
Je regrette toutefois la somme-toute simplicité de la fin qui me laisse un peu sur la mienne. Mais je suis vite allée grignoter un petit morceau de chocolat aux agrumes que j’avais encore au frigo.

La dame de chez Tristan, Jean-Robert Probst

J’ai néanmoins été ravie découvrir cet auteur local, Jean-Robert Probst. Né à Neuchâtel en 1946, journaliste, il est l’auteur de nombreux romans. J’en ai d’ailleurs profiter pour commander La Marquise d’Allaman, là aussi le « pairing » sera facile, mais rendez-vous dans un prochain article pour le découvrir.

La dame de chez Tristan, Jean-Robert Probst, novembre 2020, édition Ma Petite Librairie. On le trouve aussi chez Payot, CHF 24.-

Le vin: À l’Origine

Pour contrebalancer la « facile simplicité » du bouquin, on dégustera ce Chasselas bio travaillé et complexe en bouche. Très minéral également, on ressent ainsi son côté nature et proche du terroir, une volonté du vigneron. Un excellent Grand Cru!

À Origine, Graenicher Vins

Il n’y a par contre pas assez de pages pour terminer la bouteille… Mais on la gardera pour le repas avec un petit filet de féra et risotto au citron par exemple.
Même s’il se marierait très bien avec l’apéro, comme tout Chasselas qui se respecte, je le trouve trop recherché pour le boire « sans soif ».

À l’Origine, Vincent Graenicher, Domaine de Penloud, 1180 Tartegnin, CHF 15.-/la bouteille

Et si vous souhaitez rester dans le thème jusqu’au bout, un petit shot de Tequila. Mais pour comprendre cela il vous faudra lire le livre!

Next on Un vin, un bouquin:
bon encore faudrait-il que je termine ma lecture…
c’est fou terminer la bouteille est nettement moins difficile!
Je termine Putzi (le pianiste d’Hitler) pour trouver le bon accord de vin, #stayconnected.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

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